Dimanche 20 mai 2012
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La veille du grand jour, le fiancé allait, accompagné de ses amis, chercher sa fiancée à la maison de son père. Il avait revêtu pour la circonstance un habit de fête ; certains portaient
même un diadème, pour obéir aux indications du Prophète Esaïe ou pour imiter le Roi Salomon. Un cortège se formait, sous la direction de l’ami de l’époux, vrai maître de cérémonie qui se tenait
au prés de lui, veillant à tout et « ravi de joie ». La fiancée était amenée en palanquin, les cheveux flottant sous le voile qui lui couvrait le visage, des plaques dorées sur le
front. Cependant qu’au long du chemin l’assistance répétait ces « chants nuptiaux » qu’on se transmettait de génération en génération et dont le Cantique des Cantiques contient le
florilège : « qu’est ce donc qui s’avance en montant du désert, comme une colonne de fumée, dans un parfum d’encens et de myrrhe, fleurant les aromates de toutes les caravanes. »
On arrivait ainsi à la maison du fiancé. Les parents alors prononçaient une formule de bénédiction, que l’assistance reprenait, exprimant les vœux que tous faisaient pour le bonheur et la
fécondité de la future union. La soirée se passait à jouer, à danser. Le fiancé y prenait joyeusement part mais la jeune fille, elle, demeurait avec ses amies dans la chambre qui lui était
réservée. Le lendemain, le grand jour, l’atmosphère était à la kermesse, à la fête populaire. Les garçons organisaient des jeux, des concours d’adresse. Les jeunes filles allaient-elles danser
dans les vignes en chantant pour attirer les épouseurs ? le Talmud l’assure ; Vers le soir un repas était servi où hommes et femmes mangeaient à part. C’était le moment des cadeaux ,
les amies de la fiancée l’entouraient, vêtues de blanc –dix d’ordinaire- et si l’on en croit la fameuse parabole des dix vierges, elles tenaient des lampes allumées. La future épouse avait pris
place sous un dais : le huppah, rituel depuis longtemps, comme une reine puisque aussi bien, tout ce cérémonial était royal. Sans doute, chantait- elle les hymnes d’amour, si
belles, du Cantique des Cantiques : « baise moi des baisers de ta bouche car ton amour est meilleur que le vin ! Emmène moi vite à ta suite ; nous courrons ensemble dans
l’odeur des parfums ! » à quoi, en marchant vers elle le fiancé répondait : « lève- toi ma bien- aimée, ma toute belle, ma colombe qui te cache dans le creux du rocher… »
Par Emma.Y
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Mercredi 16 mai 2012
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Tiré de " la vie quotidienne en Palestine"
Le choix de l’épouse fait, commençait la période préparatoire au mariage, celle des fiançailles. Elle avait une grande importance surtout dans le cas où les futurs époux ne se connaissaient pas
ou à peine. Il était courant qu’elle durât un an. Les juifs admettaient que les fiançailles fussent d’un mois seulement pour les veuves. Dans le droit juif , on distinguait clairement les deux
états, de fiançailles et de mariage ; des jeunes gens qui s’accordaient en vue de l’union étaient des fiancés mais ils ne seraient considérés comme vraiment mariés que lorsque l’époux
aurait, selon les termes du Deutéronome : « pris l’épouse chez lui ». La « prise de possession », la hakhnachah, était vraiment la
« réunion » de deux êtres pour la vie. Le mot avait les 2 sens. Ainsi dans l’Evangile de Matthieu, l’ange dit à Joseph : « Ne crains point de prendre chez toi Marie ton
épouse »c'est-à-dire pour que, de fiancée elle devienne ton épouse. Mais distingués en théorie, les deux états se trouvaient confondus en fait. C’est que la loi reconnaissait à
l’état de fiançailles des prérogatives et des obligations quasi identiques à celles du mariage. Elle bénéficiait de garanties légales : Elle ne pouvait être renvoyée que par une lettre de
divorce ; si son fiancé mourait, elle était assimilée à une veuve ; l’enfant conçu durant les fiançailles était réputé légitime. Cet état préparatoire ressemblait singulièrement à
l’état matrimonial définitif. Toutes ces formalités étaient- elles toujours exigées au temps de Jésus ? ce n’est pas sûr. Une conception plus élevée de la femme avait sans doute fait écarter
par certains la vieille coutume de « l’achat de la fiancée », remplacé par l’établissement d’un certificat de mariage. Dans certains cas, le fiancé entrait dans la famille comme Jacob
était entré dans la famille de Laban où l’on était heureux de l’accueillir, même sans môhar ( dot) parce qu’il y apportait sa force, sa jeunesse, son ardeur au travail. Le père de
la jeune fille déclarait : « Aujourd’hui tu es mon gendre ! » et tout était dit. Enfin, tout était arrangé, conclu , signé. Le temps des fiançailles était achevé.
Venait le temps de la célébration du mariage, le jour des Noces, auquel Jésus fait si souvent allusion dans ses paraboles comme à un jour de fête, insigne entre tous, auquel la tradition
chrétienne donnera un sens spirituel quand elle parlera des Noces de l’époux. C’était de préférence à l’automne que l’on se mariait : récoltes rentrées, vendanges faites, on avait l’esprit
libre et le cœur en paix ; et puis c’est la saison des nuits exquises où il fait si bon veiller tard. On convoquait toute la parenté : on invitait tout le village et les amis et
les amis des amis ; ainsi voit-on à Cana, Jésus convié à des noces avec tous ses disciples. On pouvait venir de loin ; cela en valait la peine ; les festivités duraient longtemps.
Par Emma.Y
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Vendredi 9 mars 2012
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Par Emma.Y
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Mercredi 15 février 2012
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PARABOLE DES 10 VIERGES
A VOIR PROCHAINEMENT
Par Emma.Y
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Mercredi 28 décembre 2011
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17:51
BONNES FÊTES DE FIN D'ANNEE
MES MEILLEURS VOEUX POUR CELLE QUI S'OUVRE DEVANT CHACUN
QUE DIEU EN SOIT LE GUIDE ET LE GARDIEN
HONNEUR ET GLOIRE A NOTRE DIEU.....
Par Emma.Y
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